Le saviez-vous ?

Symbole du double pouvoir de l'évêque d'Uzès et de la famille d'Anduze, le Cheylard d'Aujac du  XIIe siècle au centre de la haute vallée de la Cèze en Cévennes, sur un éperon à proximité du Mont Lozère. Perché à 600 m, au carrefour du Gard, de la Lozère et de l'Ardèche,. Du haut de son promontoire, il est le dernier représentant intact d'un réseau de fortifications sur un itinéraire mentionné dès 1270. De la tour carrée à la tour ronde, le château illustre l'évolution castrale du Moyen Age à la Renaissance. Sous la protection de ses remparts, un village médiéval fortifié s'installe avec ferme, colombier, bergerie, clède, chapelle.

Maintenant rénové, ce hameau du Cheylard sert comme autrefois à la vie du château. Résidence d'artisans, il est le cadre d'animations permanentes en été, avec salle audiovisuelle, boutique médiévale, expositions.

La sentinelle des Cévennes

Le château du Cheylard d'Aujac

Une fuite d’eau providentielle : découverte d’un pont-levis le 3 mars 2016

Le 3 mars 2016, la rupture d’une canalisation d’eau sous pression entraîna une inondation devant le portail du château d’Aujac. Cette violente fuite d'eau pouvait gravement endom- mager les fondations comme les maçonneries et avoir des effets catastrophiques, susceptibles d’entraîner de graves désordres et la ruine des parties affectées. Au surplus, ce dégât des eaux pouvait être d’autant plus dangereux que sous le geyser créé par cette canalisation rompue, était enterré, en profondeur, un réseau de gaines électriques.

L’urgence obligea donc non seulement à réparer le circuit d’eau mais à vérifier si en dessous l’inondation n’avait pas altéré soit les fondations, soit les canalisations électriques. Cette intervention de sauvetage entraîna la découverte fortuite d’une douve sèche de pont-levis, fosse avec escarpe, pente qui regarde la campagne et contrescarpe maçonnée en face.

Malgré les travaux d’adduction d’eau et d’électricité, malgré le sinistre, par miracle, l’ouvrage était encore intact.