Le récit de la randonnée du 8 janvier 2017

A la plage de l'Espiguette

Je devais passer un dimanche « normal » ! Un dimanche de janvier frileux avec peut-être une séance cinéma à Uzès… mais bien m’en a pris de téléphoner à Gérard ce samedi soir.

« Tu es là demain, comme promis, si tu veux je te dépose le robot piscine ? » (quelle drôle d’idée me direz-vous en janvier !).

« Non, rando à l’Espiguette, 20 km ».

« L’Espiguette ! Du plat ! C’est à ma portée ! Je vais faire un effort ».

L’Espiguette, je connais ; j’aime cet endroit qui a gardé son aspect sauvage, son étendue de sable, ses dunes sculptées par le vent du large, ses nombreux bois flottés, ses coquillages… allez, 20 km c’est un peu beaucoup pour moi ! Mais du plat … je tente l’aventure, on verra bien. Le réveil à 6 heures, pas trop mon truc, les contraintes pas pour moi, la peur de ne pas faire face aux difficultés mais bon, allez, bouge ton corps et arrête tes jérémiades !

Bref, nous avons démarré non loin de la plage sauvage qui s’apparente un peu dans cette zone à un petit désert tant l’étendue sableuse est vaste. Les dunettes modelées par le vent s’étendent à perte de vue en nous dirigeant vers le sud-est.

Pour les 3 premiers kilomètres, navigation à la boussole afin de tirer au + droit possible tout en respectant au mieux les oyats et le relief de dunettes. Type de terrain rare en France.

Après le 4ème kilomètre sur un sol plat devenu facile le cordon dunaire rétrécit et des digues de rochers noirs apparaissent. Il est dit qu’il y en a une quarantaine si nous allons jusqu’à l’objectif qui est d’atteindre le Peccaïs, aussi appelé Rhône Vif, qui marque la frontière avec les Bouches-du-Rhône.  

Mais les conditions météo + l’appât de la surprise du retour nous conduisent à une décision collégiale au cours du pique-nique de ne pas aller si loin.

Bien sûr, je suis une récidiviste des chutes et me suis encore une fois distinguée, alors j’avoue humblement que la soustraction des 6 derniers km m’a vite séduite. J’étais un peu cassée mais ne voulais pas céder.

Et puis les joues rosies par le vent, les moments chaleureux et amicaux, le bon vin chaud, ces galettes et brioches de l’Epiphanie partagées, un vrai grand moment de simplicité et de bonheur, de ces petits bonheurs qui remplissent le cœur, qui font du bien au cœur et à l’âme…

Merci à tous, Belle année 2017 !                                                                                                                                         Annick QUENTIER